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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 07:00

  

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Le gouvernement a présenté début septembre un plan « d’austérité » qui, en réalité, n’est qu’un plan de hausse d’impôts. Si, pour cause d’élections, les politiques ont peur de faire les économies qui s’imposent à la France pour faire baisser les dépenses publiques, il existe une autre solution qui n’a pas vraiment été mise en pratique sous Sarkozy : la privatisation.

L’Etat français est encore actionnaire – principal ou secondaire – de nombreuses entreprises et autres organismes publics et para-publics. D’après Bercy (Etat actionnaire, Rapport 2010), le bilan de l’Etat actionnaire s’élève à 660 Mds d’euros en 2009 contre 533 Mds en 2008. L’Etat est encore présent dans les industries de la défense dont GIAT Indusries, EADS (15 %), SAFRAN (39 %) et THALES (27 %), les médias audiovisuels, Charbonnages de France et les infrastructures de transport (Aéroports et ports). Il détient 75 % d’EDF, 37 % de GDF-Suez, la RATP et la SNCF et 15 % d’Air France-KLM, La Française des jeux et La Poste, 13 % de France Télécom et 15 % de Renault, ainsi que de nombreux bâtiment publics.

Est-il normal que l’Etat soit encore présent dans tous ces secteurs économiques ? La mise en vente de plusieurs entreprises rapporterait de l’argent dans ses caisses et allégerait au moins partiellement une dette qui dépasse les 1600 Mds d’euros (à ce sujet, lire aussi l’excellente analyse de l’éditorialiste Jean-Francis Pécresse dans Les Echos du 12/09) .

Le portefeuille des participations de l’Etat dans les entreprises de transport et les aéroports valent environ 140 Mds d’euros alors que la vente de son patrimoine immobilier rapporterait 50 Mds d’euros. Pourquoi ne pas privatiser les HLM comme cela figurait dans le programme du candidat Sarkozy en 2007 ? Une privatisation ne serait-ce que partielle du parc social public apporterait à l’Etat plus de 50 Mds d’euros.

Des possibilités existent pour renflouer les caisses de l’Etat sans s’attaquer aux poches des contribuables. Pourquoi s’en priver ?

Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF ((Institut de Recherches Economiques et Fiscales).

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